. Comme le goût amer d'un adieu redouté . .

. Comme le goût amer d'un adieu redouté . .
« Ce soir là, j'étais sans doute jalouse. Jalouse que ce ne soit pas à moi qu'elle ai parlé, à moi qu'elle ai dit tout ce qu'elle ressentait. Ce soir là, j'ai voulu l'aider. Et ce soir là, je n'ai pas pu le faire.

Comme jamais depuis d'ailleurs...

Ce soir là, j'ai pleuré, j'ai voulu crier, j'ai voulu la serrer contre moi, j'ai voulu lui tendre la main pour la sortir de son malheur.

Et ce soir là je n'ai fait qu'une chose. Caché ce que je ressentais, jusqu'à ce que tout s'accumule et que je craque. Ce soir là je n'ai fait que m'oublier pour aider les autres, je n'ai fait que former une barrière entre les histoires des autres et ma propre vie. Ce soir là, je n'ai fait que vouloir l'aider, et ce soir là, j'ai échoué.
»

Vous savez, Monsieur, la fin d'année approche à grands pas et cela ne peut m'empêcher d'être attristé et nostalgique. Quitter ce collège qui m'a vu grandir durant quatre longues années, quitter ces professeurs qui m'ont si souvent énervés ou fait rire, quitter mes ami(e)s, mais aussi, vous quittez vous. Vous avez été durant toute cette année scolaire, le seul professeur ayant la joie de transmettre son savoir. Vous m'avez fait sourire d'innombrables fois, tellement de fois que cela fait un moment que j'ai arrêté de compter. D'après vous, l'autobiographie m'a révélé, et je me demande encore ce que vous avez pensé de ce texte, humainement parlant. Vous avez vu, Monsieur, c'est la fin de ma rédaction qui précède cet adieu douloureux. Et ce, pour plusieurs raisons. D'abord, pour vous dire merci. Vous m'avez permis de l'écrire, ce que je ne pensais jamais pouvoir faire, et dès que je relis mes propres mots, je me mets à pleurer comme une enfant pleurerait pour retrouver son doudou préféré. Et pleurer, sachez que je l'ai fait beaucoup de fois cette année. Me croirez vous si je vous dit qu'à chaque cours que vous nous avez offert, j'ai failli pleurer ? Enfin chaque cours... Disons, la plupart. Bien évidemment, c'était pendant le chapitre de l'autobiographie, mais encore aujourd'hui, quand nous parlons d'argumentation, ou hier de poésies. Peut être pleurerais je presque demain, pour le théâtre ? Vous devez vous demander pourquoi, et rassurez vous, vous n'êtes pas déprimant. Je vous ai rendu aujourd'hui, trois copies, et l'une d'elle est un sujet d'argumentation. L'adolescence est il le plus bel âge de la vie ? Vous aurez sans doute compris, après avoir lu ma rédaction, que je ne pense pas, moi, que l'adolescence soit un âge particulièrement heureux et distrayant. Mais je crois que vous aviez compris ceci bien avant, depuis l'autobiographie peut être ? Et c'est pour cela, que souvent, je pleurais presque durant vos heures de cours. Chaque texte, chaque image et chaque court métrage que vous nous avez montré et que nous avons étudié m'ont fait penser à ma vie. Ma simple et courte vie. Ils m'ont fait penser à mes meilleurs amis, très souvent, à ma famille, parfois, et à moi, toujours. Vous m'avez permis de prendre confiance en moi, de m'accepter tel que je suis, et je ne vous en serai jamais assez reconnaissante .
C'est tellement rare de voir un professeur aimant ce qu'il fait, un professeur si patient que vous. A votre place, j'aurais craqué depuis bien longtemps avec la classe que j'ai eu cette année... Cela me fait étrange de me dire, que l'année prochaine, vous ne serez plus là pour me dire ce que vous pensez de mes devoirs, de mes écrits surtout... Je passerais vous voir exprès peut être = ). Merci pour cette année d'apprentissage, toujours dans la bonne humeur. Merci pour cette si belle année. Merci de m'avoir appris beaucoup de figures de styles, de m'avoir fait rentré dans ma tête des choses que j'aurais oublié en une semaine avec d'autres professeurs et qui ne sortiront pas de ma mémoire maintenant qu'ils y sont bien logés.


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Parce que vous le valez bien, Monsieur Garnier.
# Posté le lundi 07 avril 2008 15:02
Modifié le vendredi 06 juin 2008 10:19

« Et quand ça fait plouf ça nous rend ouf'___ Et quand ça fait plaf nous on s'esclaffe ! »


Changement de blog !
Le seul article restant ici, c'est le seul qui en vaut vraiment la peine.
« Et quand ça fait plouf ça nous rend ouf'___ Et quand ça fait plaf nous on s'esclaffe ! »
# Posté le samedi 15 mars 2008 07:17
Modifié le samedi 14 juin 2008 18:39